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HUMBERT JEAN-JACQUES

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L'HERMIONE

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PARADE NAVALE 15 AOÛT 2014

 

 

VILLE DE DIXMUDE

 FLANDRE OCCIDENTALE, BELGIQUE.

Avant d'être, dans l'ordre, une goélette, un dirigeable, un porte-avions léger et un BPC, Dixmude fut "la" grande bataille des fusiliers marins en 1914. Dixmude est une petite ville de Belgique, située à trente-cinq kilomètres à l'est de Dunkerque et dix-sept au sud de la mer du Nord. Son nom flamand est Diksmuide (dik's-meuille-de). Cette bataille, fin octobre 1914, marque la fin de la course à la mer, qui voit le front se stabiliser jusqu'en 1918. Dixmude est sur le front de l'Yser.

 

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 BATAILLE DE DIXMUDE.

DIXMUDE ET LE REGIMENT DE FUSILIER-MARINS

http://i43.servimg.com/u/f43/16/33/65/77/dixmud10.jpg

 

Avant tout, voici un rapide historique extrait de Wikipédia sur cette unité.

Lorsque la guerre est déclarée en août 1914, la Marine française dispose de fusiliers marins inemployés à bord de ses bâtiments car les principaux combats sont terrestres. Pour utiliser ces hommes, il est décidé, le 7 août 1914, de créer une brigade forte de 6 000 hommes organisée en deux régiments qui seront les 1er et 2e régiments de fusiliers marins. Le commandement est confié à Pierre Alexis Ronarc'h qui vient d'être nommé contre-amiral. La première mission confiée est la défense de la Capitale et de sa banlieue d'où la garnison habituelle est partie.

Dans les effectifs on remarque 700 apprentis fusiliers marins très jeunes (jeunes engagés ayant à peine seize ans et demi), et des réservistes du dépôt de Lorient, anciens chauffeurs ou mécaniciens de la flotte. L’extrême jeunesse des apprentis surprend les Parisiens qui leur donnent le surnom de « Demoiselles de la Marine » ou de « Demoiselles aux pompons rouges » .
Ils sont rejoints à Paris par des renforts arrivant des autres ports : Rochefort, Brest, Cherbourg et Toulon. Ces renforts comprennent des marins au long cours, des pêcheurs ou caboteurs, qui vont se transformer rapidement en soldats de l'armée de terre en remplaçant la vareuse par la capote.

Les fusiliers marins se battent à Melle les 9, 10 et 11 octobre pour protéger la retraite des troupes belges ayant évacué Anvers. Ensuite ils décrochent vers Dixmude qu’ils atteignent le 15 octobre après une marche épuisante. Poursuivis par cinquante mille Allemands, ces hommes habitués à vivre nu-pieds sur le pont de leurs bateaux, fournissent des marches de trente et quarante kilomètres.


Le lendemain, 16 octobre, la ligne de défense des marins est à peine établie que les Allemands déclenchent à 16 heures leur première attaque par artillerie et infanterie. Les combats pour la possession de Dixmude viennent de commencer, opposant 6000 marins de la brigade commandée par l'amiral Ronarc'h et 5000 Belges commandés par le colonel Meiser à trois corps de réserve d'armées allemands, sous les ordres du prince de Wurtemberg, environ 30 000 hommes.

. Quant à la conduite à tenir, elle consiste pour vous à arrêter net l’ennemi, par la puissance de vos feux en particulier. C’est dire qu’elle est facile à tenir avec les effectifs et les moyens dont vous disposez, qu’elle vous permet d’occuper une grande étendue de terrain et que vous ne devez songer à évacuer la position que sur un ordre formel de vos supérieurs ou à la suite de l’enlèvement de « toute » la position par l’ennemi. Inutile de dire que je compte entièrement sur votre dévouement pour remplir cette mission. »

Suivant l'ordre du général, l'amiral Ronarc'h retransmet l'ordre suivant à ses marins : « Le rôle que vous avez à remplir est de sauver notre aile gauche jusqu'à l'arrivée des renforts. Sacrifiez-vous. Tenez au moins quatre jours. »

Le 26 octobre, les marins sont renforcés par un régiment de marche de tirailleurs sénégalais aux ordres du lieutenant-colonel Pelletier. Ce régiment comprend deux bataillons : le 3e BTS du Maroc (commandant Frèrejean) et le 1er BTS d'Algérie (commandant Brochot).


Le 10 novembre, les défenseurs de Dixmude sont contraints, après d'âpres combats qui se terminent en corps à corps à la baïonnette ou au couteau, d'abandonner la ville en feu et de repasser sur la rive gauche de l’Yser.
Ils s'étaient engagés à tenir la ville pendant quatre jours mais ils ont tenu trois semaines, face à environ 50 000 Allemands qui ont laissé 10 000 morts et plus de 4000 blessés.


Les pertes des défenseurs sont effroyables. Les marins ont plus de 3000 hommes morts ou hors de combat : 23 officiers, 37 officiers mariniers, 450 quartiers maîtres et matelots ont été tués ; 52 officiers, 108 officiers mariniers, 1774 quartiers maîtres et matelots sont blessés ; 698 ont été faits prisonniers ou portés disparus.
Concernant les tirailleurs sénégalais, il reste 400 hommes au bataillon Frèrejean et seulement 11, dont un capitaine, au bataillon Brochot : 411 survivants sur 2000.
Le 15 novembre, l'offensive allemande est définitivement stoppée.


Le sacrifice de la brigade a eu un grand retentissement en France. On remarqua que cette unité n'avait pas de drapeau. Pour réparer cet oubli, les rescapés de la brigade de fusiliers marins sont rassemblés près de Dunkerque le 11 janvier 1915. Raymond Poincaré, président de la République, accompagné de Victor Augagneur, ministre de la Marine, remet solennellement à l'amiral Ronarc'h, le drapeau des fusiliers marins, dont la garde est confiée au deuxième régiment.


Pendant les seize mois au front, la brigade de fusiliers marins, a perdu, en tués, blessés ou disparus, 172 officiers, 346 officiers mariniers et environ 6 000 quartiers maîtres et marins, soit l'équivalent de son effectif initial majoritairement composé de Bretons.

N’hésitez pas à consulter ces deux liens !


Historique sur les fusiliers- marins


Historique de la bataille de l'Yser

 

Cartefuse   grand format       

Dixmude fut d'abord le Verdun des fusiliers marins

- Extrait Blog Secret Défense / Libération -

 

L'histoire de "Dixmude" a été écrite à chaud, dès 1915, par Charles Le Goffic. Le livre se trouve assez facilement chez les libraires d'occasion.

L'image de la carte postale est empruntée au site remarquable du

  (Lorient), que l'on visite toujours, de manière virtuelle ou réelle, avec le plus grand intérêt.

 

TYPE DE LA GOELETTE «DIXMUDE».

Photo du 4 mats Goélette de même type / Douamont

Navire auxiliaire (1918-1919)

Chantier :

Puget Sound Bridge, Seattle, Etats-Unis.
Commencé : 1917 ?
Mis à flot : 1917 ou 1918
Terminé : 01.1918
En service : 1918 (MN)
Retiré : 1919 (MN)
Caractéristiques : 1 614 tjb ; 70,5 x 13,6 m ; coque en bois ; 2 moteurs Diesel auxiliaires.
Armement : N. C.


Observations :

Quatre-mâts goélette (schooner) Dixmude construit aux USA et acheté ou réquisitionné en 1918 par le gouvernement français pour le transport de charbon (à vérifier concernant le charbon).
30.07.1918 : le quatre-mâts Dixmude, armé en guerre, mouille en rade de Saint-Pierre & Miquelon
10-11.1918 : escorte armée des voiliers morutiers de retour des bancs de Terre-Neuve avec le Barleu. Après avoir débanqué vers le 20 octobre, le convoi formé d’une douzaine de voiliers armés chacun de deux canons de 47 mm, bien que disloqué par le mauvais temps, est attaqué à 500 milles d’Ouessant par un sous-marin début novembre (15 octobre dans la d-base U-Boot, date à vérifier) qui coule le terre-neuvas de 316 tx la Bretagne de l’armement Louis Girard, capitaine François Beausire, en y posant des charges explosives. L’équipage évacue dans les sept doris, mais 8 hommes décèderont sur les 28 rescapés.* Le sous-marin attaquant n'est, pour l'heure, pas encore identifié.
1919 : vendu ou déréquisitionné
04.1922 : démoli à Alger.

*D’après le récit du naufrage du Terre-neuvas « LA BRETAGNE » en Novembre 1918 par Monsieur François Cahue, survivant cancalais de ce drame.

N’hésitez pas à cliquer sur le lien ci-dessous.

LE CROISEUR AERIEN «DIXMUDE»

Histoire bien oubliée de ce dirigeable.

 

"officier de marine : quelle joie ! Me voilà devenu esclave, mais esclave de mon pays"

(Notes intimes de Jean Du Plessis, août 1909)

 

Archives personnelles

 

                      

                                                    SOURCE : INTERNET                                                                                                                 SOURCE : INTERNET.

                                                                                                                                                             

Dixmude : l'histoire oubliée d'un dirigeable de la Marine

Il s'agissait en réalité d'un Zeppelin, construit pour la marine impériale allemande, mais il n'était pas encore en service à la fin de la première guerre mondiale. Le LZ 114 fut livré à la France à titre de dommages de guerre. Le 13 juillet 1920, il arriva en vol à Maubeuge, en provenance de Friedrichshafen, où il fut pris en compte par un officier de marine le lieutenant de vaisseau Jean du Plessis. Une quarantaine de marins prirent en main de dirigeable de très grande taille et le convoyèrent vers Cuers (Var) après avoir survolé Paris. Il avait été rebaptisé Dixmude en l'honneur des fusiliers marins.

A Cuers, faute de hangar pour l'accueillir, il fut dégonflé... et abandonné à son sort pendant deux ans. Jean du Plessis parvint à convaincre la Marine de restaurer cet aéronef et il put reprendre ses vols à partir d'août 1923. Il effectua alors de longs vols au-dessus de la Méditerranée (avec un record de 9000 kilomètres en 118 heures). Le 20 décembre, toutefois, alors qu'il s'apprêtait à tenter une croisière au-dessus du Sahara, il fut pris dans un orage entre la Sicile et la Tunisie. Le dernier contact radio remonte au 21 décembre, à 2h08. Quelques jours plus tard, un pêcheur italien retrouva un corps : c'était du lieutenant de vaisseau du Plessis, 31 ans. 44 marins étaient morts dans cet accident.

Le Dixmude mesurait 226 mètres de long, pour une hauteur de 28 mètres et un diamètre de 24. Son volume était de 68.500 m3 en seize ballonnets. Sa propulsion était assurée par sept moteurs de 260 cv, ce qui lui assurait une vitesse de croisière de 77 km/h.

Monument à la mémoire de son équipage, à PIERREFEUX (VAR) 2012.

   

LE PORTE AVIONS «DIXMUDE»

 

SOURCE : INTERNET.

http://bpc.dixmude.free.fr/porteavion/histor51.jpg

Le Dixmude est un de ces porte-avions d'escorte (CVE) que les Etats-Unis ont produits en grande série pendant la seconde guerre mondiale (50 en un an pour les seuls ateliers Kaiser…). Construits à partir de coques de cargos, ils étaient destinés à soulager les porte-avions de combat pour les missions d'escorte de convois, d'entraînement et de transport d'avions. Il leur est cependant arrivé d'intervenir directement dans les combats, notamment lors du Débarquement en Provence ou de la Bataille de Leyte dans le Pacifique. 102 porte-avions d'escorte ont été commandés par l'US Navy, 86 ont été achevés et 77 mis en service, dont 38 prêtés aux Britanniques. ). Le Dixmude est nommé en hommage aux fusiliers-marins et à la ville belge du même nom, siège de la bataille du Front de l’Yser en 1914.

 

 

LE BPC «DIXMUDE»

 

Le troisième BPC (Bâtiment de Projection et de Commandement)

Porte le nom de Dixmude

Réalisé par les chantiers STX France, le bâtiment de projection et de commandement Dixmude est arrivé le 13 juillet 2012 à Toulon.

Troisième BPC du type Mistral, le Dixmude a été livré début 2012 à la Marine nationale, après la mise au Point à Toulon, par DCNS, de son système de combat et de son système d’armes.

  

ENTRE EN SERVICE ACTIF LE 27 JUILLET 2012.

NOTRE DERNIER BPC « DIXMUDE »

 

SOURCE : INTERNET.  

Merci à Jean-Christophe Rouxel de m'autoriser à utiliser certaines de ses photos.

N'hésitez pas à visiter son site Sur les forces amphibies : 

 

 

Que le sacrifice de ces 6000 Fusiliers Marins, morts pour que nous restions libres, se perpétue encore longtemps au travers de ces fiers vaisseaux